Argentine 2015-2018

Iguazú, la beauté du Diable

Août 2015
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Chutes d’Iguazú depuis le Chemin inférieurPhoto : Marion

Quand Arthur Núñez découvrit les chutes d’Iguazú lors d’un voyage d’exploration en 1452, les Guaranis les appelaient déjà Iguazú (les Grandes Eaux). Ensuite, les missions jésuites les mentionnent à plusieurs reprises dans leurs rapports. Mais il faudra attendre 1890 pour que le premier voyage touristique se réalise. Aujourd’hui, le Parque Nacional Iguazú inscrit sur la liste du Patrimoine mondial de l’Humanité, accueille chaque année près d’un million de voyageurs dont 60% d’étrangers. Il se trouve au nord-est de l’Argentine sur la frontière avec le Brésil. (voir la carte ci-contre)

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Chutes d’Iguazú depuis le Chemin supérieurPhoto : Daniel

Un site grandiose, en pleine jungle où des passerelles permettent de déambuler au-dessus des flots.

Vidéo des Chutes d’Iguazú

Spectaculaire est « la Gorge du Diable », 2700 m de cascades mugissantes dessinent un arc de cercle dans un fracas qui nous happe. Les pluies particulièrement abondantes de ces derniers jours alimentent la fureur de son débit et colorent ses eaux de sédiments. Nous ne pouvons appréhender les 70 m de hauteur de ces chutes nimbées d’une épaisse brume. Mais le rugissement des chutes nous ensorcelle, nous aimante au bord du gouffre. Nous y resterons des heures et reviendrons trois jours de suite, la dernière fois à la pleine lune pour clore cette découverte.

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Chutes d’Iguazú : on comprend que les Consquistadors s’imaginaient que ces fleuves renfermaient de l’orPhoto : Marion

Nous sommes fin août et la fréquentation est moindre. Point d’attente pour accéder aux passerelles, le plaisir est continuel. En début de journée le flot des visiteurs se précipite vers « la Gorge du Diable » (la Garganta del Diablo), un des sites les plus spectaculaires au monde. Un petit train les amène sur le cours supérieur du fleuve Iguazú qu’il faut traverser sur plus d’un km, d’île en île, pour atteindre la fameuse cataracte.

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Repos bien mérité en attendant que le petit train dit « écologique » nous emmène à la Gorge du Diable dans des odeurs de dieselPhoto : Marion

Sur les conseils d’un garde du parc, nous ferons les trois parcours dans le sens inverse. Les lumières seront meilleures sur la Garganta del Diablo.

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L’assourdissante Garganta del Diablo aux chutes d’IguazúPhoto : Marion

Le circuit inférieur nous emmène de passerelle en passerelle pour une plongée dans la forêt subtropicale, croisant en chemin quelques cascades. Une colonie de Martinets à tête grise retient notre attention au Salto Alvar Núñez.

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Martinets à tête grise au Salto de Arthur NúñezPhoto : Daniel

Ces bestioles nous émerveillent. Leur physique s’est adapté aux conditions d’une vie tourmentée par la violence des flots. Ils se maintiennent à la paroi verticale par de puissantes serres. C’est bientôt le printemps dans cet hémisphère et sous la cascade, ils construisent leur nid avec des brins de mousse. Un casque de plumes protège leurs yeux des embruns.

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Martinet à tête grise au alto d’Arthur Núñez des Chutes d’IguazúPhoto : Daniel

Au bout du chemin une plateforme émerge de la forêt d’où nous embrasons les chutes depuis le bas. L’île San Martin n’est pas toujours accessible en fonction des crues du fleuve. Ce jour-là, elle ne sera ouverte que deux heures et nous profiterons de la dernière rotation. Il faut monter au pas de course les escaliers pour atteindre la plateforme au sommet car l’eau monte et la plage d’accès pour la barque sera immergée pour le retour.

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Salto San MartinPhoto : Daniel
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Les visiteurs approchent en bateau avec douche froide assuréePhoto : Daniel

Le parcours supérieur nous promène au dessus des chutes.

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Parcours supérieurPhoto : Daniel

Un yakare (caïman) se prélasse dans un des cours d’eau.

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Bain de soleil de Yakare dans le Rio IguazúPhoto : Marion

Nous faisons connaissance avec les coatis, petites bêtes à fourrure, très mignonnes au premier abord, vite agaçantes, puis envahissantes par la suite. Des panneaux nous avertissent du mauvais caractère de ces bestioles qui mordent et griffent profondément, photos à l’appui. Il faut faire très attention à nos affaires qu’ils agrippent pour nous dépouiller. Ils cherchent de la nourriture. A ce régime ils sont devenus diabétique, car ils sont dépourvus de pancréas.

Vidéo d’une bande de coatis qui ont volé le sac d’un touriste

Une vingtaine de kilomètres après les cataractes, le Rio Iguazú se jette dans le Rio Paraná, deuxième plus long fleuve de l’Amérique du Sud après l’Amazonie.

  1. Cyril et Estelle

    Salut, De superbes photos une fois de plus, ça donne envie d’en tirer pour les encadrer. Des bisous de Carcassonne, Cyril et Estelle

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  2. Clara et Nico

    Toujours plus haut, toujours plus fort!! Wahou!!!
    Notre coup de coeur : vol de martinets à tête grise au salto san martin de Daniel! (la 16ème)
    Vous nous tenez en haleine pour les baleines!
    Bisous

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  3. christiane

    Bonsoir !
    Je suis « scotchée »… Quel talent !
    Vos sujets, si différents d’une fois à l’autre, sont traités de façon magistrale. C’est magnifique !
    Je me réjouis de voir la suite.
    Bonne continuation.
    Christiane

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  4. Mado Bonnenfant

    Toujours admiratifs de votre trajet et surtout des photos et vous nous faites revivre certains moments de notre voyage. Encore bravo à vous deux amis aventuriers. Jean Paul et Madonna

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